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Thématiques de recherche

A travers mes travaux de recherche en Ecologie et en Ecologie de la pollinisation, je m’intéresse aux abeilles sauvages et aux réseaux d’interactions qu’elles forment avec les plantes à fleurs.
J’ai pour objectif de comprendre comment les perturbations d’origines anthropiques modifient la structure des communautés d’abeilles sauvages et quelles en sont les conséquences pour la reproduction et le maintien et l’évolution des communautés végétales.

Il y a plus de 20 000 espèces d’abeilles sauvages dans le monde et près de 1 000 en France métropolitaine. Pourtant, ces abeilles sauvages sont relativement peu connues et peu étudiées alors que leur rôle dans la pollinisation des cultures et le maintien de la flore sauvage est d’importance majeure.
L’accroissement de la population et des activités humaines a entrainé une fragmentation des espaces naturels, c’est à dire une diminution de leurs tailles et une isolation spatiotemporelle des taches d’habitats favorables. Cette fragmentation est principalement le résultat de l’intensification agricole et de l’urbanisation et semble être une des principales causes du déclin de la biodiversité en général, et des pollinisateurs en particulier. Mon travail se centre donc sur l’étude des effets des perturbations anthropiques (principalement ceux associés à la perte d’habitat donc ici à l’urbanisation et à l’intensification agricole), sur la richesse et l’abondance des abeilles sauvages et sur leurs relations avec les plantes à fleurs.

Urbanisation et abeilles

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L’urbanisation des milieux est la cause principale de la fragmentation des habitats en Région PACA. Dans des contextes péri-urbains et urbains, j’étudie l’impact des structures spatiales de l’échelle du paysage (en termes de composition et de structure) à l’échelle locale sur les réseaux d’interactions plantes-pollinisateurs.
Je m’intéresse aux continuités écologiques et cherche à comprendre comment ces continuités écologiques, le long de gradient urbains-ruraux, peuvent aider à la conservation ou à la restauration de la fonctionnalité du service écosystémique de pollinisation.

Intensification agricole et abeilles

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Un des défis majeur de l’agro-écologie est d’optimiser les services écosystémiques en préservant l’environnement. Pour nourrir une population humaine croissante, il faut donc trouver des méthodes permettant d’accroître la production tout en diminuant les impacts humains sur la biodiversité. Sur ces questions, je travaille en partenariat avec l’Afrique du Sud et avec l’Argentine autour de la pollinisation des Manguiers (Afrique du Sud) et des Poiriers et Pommiers (Argentine).
Nous cherchons à comprendre comment les méthodes d’agriculture durable peuvent préserver l’abondance ou la richesse de pollinisateurs tout en améliorant la productivité des cultures.

Les espèces introduites

Je m’intéresse de plus en plus à l’effet des espèces introduites sur la diversité des abeilles sauvages et aux potentielles modifications que cela entraine sur les réseaux d’interaction plantes pollinisateurs. Je travaille ainsi dans des milieux à fort taux d’endémisme comme en Patagonie sur l’effet du Bourdon terrestre (Bombus terrestris) sur une espèce locale de Bourdon (Bombus dahlbomii) dont l’aire de répartition est en fort recul. Je m’intéresse également depuis peu, aux effets des introductions de pollinisateurs sur la diversité d’abeilles sauvages dans les milieux urbains et périurbains.