Activité pédagogique

Depuis mon recrutement en 1993, mes activités d’enseignement ont été très variées, aussi bien sur le plan des spécialités enseignées que des niveaux de formation concernés. Mon profil de biologiste-écologue généraliste ayant une solide expérience de terrain tout en étant relativement à l’aise dans l’analyse des données, m’a conduit dans un premier temps à compenser les lacunes et les manques dans les offres de formations en 1er et 2ème cycles.

Ainsi, après avoir enseigné majoritairement des biostatistiques (L et M) et de la botanique (L), puis l’organisation du monde vivant en L1 dans les formations initiales relevant du cœur des filières SVT et BPE, mes enseignements ont progressivement évolué vers l’écologie du paysage ou la biodiversité, tout en assurant des TP et des sorties autour des aspects méthodologiques en écologie végétale.

Depuis quelques années, je suis fortement sollicité par d’autres composantes que la mienne (au sein d’AMU), pour dispenser des cours généraux sur l’écologie et la biodiversité dans un souci d’ouverture interdisciplinaire (économie, droit, médecine, IUT).

Après avoir réussi le concours de Professeur en 2001, j’ai copiloté le montage du Master SET (Sciences de l’Environnement Terrestre) dans le cadre de la réforme LMD et j’ai pris en charge, à partir de la rentrée 2004, la responsabilité de deux spécialités au sein de ce Master (M1 et M2R BioECo, M2 Pro BioSE) regroupant une centaine d’étudiants. Jusqu’en 2008, j’ai accompagné le Pr. D. Bourlès dans la direction de ce Master (co-habilité UP et UPCAM, comptant en tout plus de 350 étudiants), notamment pour la coordination des filières « bio ».

Principales responsabilités d’enseignement

- Membre du jury de l’agrégation externe SV-STU, de 2002 à 2005.
- Responsable de l’option « milieux continentaux » du DEA Biosciences de l’Environnement, Chimie et Santé (Universités d’Aix-Marseille 1,2 et 3) de 2001 à 2004
- De 2004 à 2007 : co-directeur adjoint du Master SET, responsable de la spécialité Recherche « Biodiversité et écologie continentale » (BIOECO) et la spécialité Pro « Biosciences de l’Environnement » (BioSE) comprenant deux parcours : i) Expertise écologique et gestion de la Biodiversité, ii) Biotechnologies de l’Environnement.
- De 2008 à 2011 : membre de l’équipe pédagogique et du jury du Master SET.
- Depuis 2014 : Co-responsable du Diplôme d’Etudes Supérieures Universitaires (DESU) « Biodiversité, Villes et Territoires », CRVH Aix-en-Provence / Aix-Marseille Université.

Evolution du parcours pédagogique

Malgré une formation universitaire de biologiste-naturaliste et d’écologue, mon activité d’enseignant s’est inscrite dans la continuité des compétences acquises durant ma thèse de doctorat : l’analyse numérique des données. Ainsi, dans un premier temps, l’essentiel de mon service était consacré aux biostatistiques, en DEUG 2ème année et en Maîtrise B.P.E. (Informatique appliquée aux statistiques).
Cependant, dès le début et jusqu’en 1995, j’ai réussi à obtenir des responsabilités dans l’enseignement de la biologie végétale à travers les T.P. sur les « Thallobiontes » (en Licence B.O.).
Dans le même temps, je me suis attaché à faire reconnaître l’intérêt de mon activité de recherche (en matière d’écologie des perturbations, d’écologie du paysage, de dynamique de la biodiversité et de biologie de la conservation) au niveau des responsables des différentes filières d’enseignement afin de créer des modules (comprenant des cours, mais surtout de sorties de terrain) dans les nouvelles grilles des 1er et 2ème cycles.
Mes requêtes ont peu à peu abouti, puisque j’ai ensuite assuré plusieurs enseignements théoriques et pratiques étroitement liés avec mes activités de recherche, depuis le 1er jusqu’au 3ème cycle. A titre d’exemple, au sein de la Maîtrise B.P.E., j’ai mis en place un module d’enseignement de 50 h. intitulé « Systèmes écologiques et action de l’homme », consacré aux changements dans les écosystèmes sous l’effet du facteur anthropique, ainsi qu’à la biologie de la conservation (depuis les aspects théoriques jusqu’aux mesures de gestion, illustrées à l’aide de sorties en collaboration avec les gestionnaires des espaces naturels).
Sur le fond, ma démarche dans l’enseignement se rapproche de celle adoptée pour ma recherche : je m’appuie sur un corpus de concepts et de méthodes relativement nouveaux, directement hérités des préoccupations internationales, pour moderniser et assurer la pérennité de l’écologie (notamment l’écologie des communautés) et du savoir naturaliste dans les filières de biologie et des sciences de l’environnement.
Cependant, avant d’être reconnu localement (c’est à dire au sein de mon université) en ce qui concerne mes orientations dans l’enseignement, j’ai bénéficié de nombreuses sollicitations « extérieures » (formations professionnelles, DESS, IUT, Ecoles d’Ingénieur), dont la principale est matérialisée par mon implication dans la formation des élèves ingénieurs de l’ENSA de Montpellier.
Le départ en retraite d’un collègue botaniste m’a fourni l’opportunité de revenir à ma vocation première : l’enseignement de la biologie végétale. En effet, à partir de l’année 1999/2000, j’ai arrêté les T.D. de biostatistiques en DEUG et en Maîtrise, pour me consacrer aux T.P. de Botanique et à une partie du cours en Licence B.O., en abordant la connaissance du règne végétal sous l’angle de l’Evolution et des stratégies adaptatives. Je montre aux étudiants que la biologie végétale peut être une discipline passionnante, en leur apprenant d’abord à observer, puis en essayant de « démonter » les mécanismes, voire le déterminisme, qui ont conduit les plantes à développer telle ou telle particularité de leur biologie et/ou de leur anatomie. J’ambitionne alors de les sensibiliser à la systématique, tout en insistant sur l’intérêt de pousser encore plus loin les investigations dans la connaissance du vivant pour appréhender des processus apparemment plus « attractifs » ou plus « porteurs » comme la dynamique de la biodiversité.
La mise en place de la structuration LMD (en 2004) m’a permis d’affirmer mes orientations, avec le choix de consacrer une majorité de mon service aux enseignements pratiques (notamment aux sorties de terrain), tout en assurant quelques cours magistraux et/ou responsabilité d’UE que je considère comme fondamentaux dans ma discipline : « Organisation du monde vivant » (cours dispensé en L1 à toutes les filières scientifiques), « Dynamique des systèmes écologiques » et « Découverte de la flore méditerranéenne » (en L3), « Méthodes d’échantillonnage en écologie » (en M1), « Ecole de terrain » (en M2 Recherche). [cf. détails de mon service d’enseignement dans la fiche de déclaration ci-jointe].
Les différentes évolutions des maquettes depuis une dizaine d’année ont été l’occasion pour moi de me positionner sur des enseignements généralistes dispensés à toutes les spécialités du Master SET, comme par exemple un état des lieux sur la 6ème crise d’extinction en M1, tout en prenant en charge la responsabilité de l’UE sur l’écologie du paysage et en assurant les remises à niveau en matière d’écologie méditerranéenne.
Lors de la toute dernière contractualisation (en 2018) j’ai proposé et fortement soutenu la création d’un Master intégralement dédié à la Biodiversité, Ecologie, Evolution (BEE) qui est enfin effectif sur Aix-Marseille depuis cette année et au sein duquel j’ai pu faire valoir la nécessité de consacrer un module à l’écologie globale en M2.
Parallèlement, dès 2012 j’ai été approché par le ministère de l’écologie pour proposer une formation continue de niveau M1, visant à dispenser un corpus d’enseignement sur les avancées récentes dans le domaine de la biodiversité. Depuis 2014, cette formation a pris la forme d’un DESU que je codirige (DESU « Biodiversité, Villes et Territoires »), ouvert prioritairement aux personnels du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, mais aussi aux agents des collectivités territoriales et des espaces naturels protégés.