Axe 7 : Gestion de la biodiversité et des espaces naturels

thèmatiques générales de l’axe 7


Baie de Cassis - © photo JP Féral

Objectifs de l’axe transversal 7 ||
Participants (liste évolutive) ||
Programmes impliqués dans l’axe 7

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La région méditerranéenne (sensu lato) est l’un des 34 points-chauds (hot-spots) de biodiversité identifiés au niveau mondial, sur la base d’une forte richesse en espèces végétales et animales et de la présence d’un nombre très important d’espèces endémiques. Il s’agit aussi d’une région-clé pour la conservation des ressources génétiques du fait de la grande originalité et diversité des pools géniques locaux. Ce hot-spot est l’un des plus menacés par les impacts anthropiques et les effets du réchauffement climatique, ce qui a conduit à l’identifier récemment en tant que «  biome en crise ».

  • Le milieu marin présente une très grande richesse spécifique due à l’histoire mouvementée de la mer Méditerranée au cours du Tertiaire (crise messinienne) et aux « pompages » post-Pliocène de l’Atlantique, alternativement Nord et Sud – glaciaire et interglaciaire. On considère que la Méditerranée abrite de 12 à 15,000 espèces. Avec 0.8% de la surface de l’Océan mondial, elle héberge 4 à 18% de la biodiversité selon les groupes taxonomiques considérés. Sa faune et sa flore comportent environ 20 à 30% d’espèces endémiques. La biodiversité et l’écodiversité marine méditerranéenne (= ressources) sont concentrées dans les milieux peu profonds (5% de la surface de la mer Méditerranée), situés au voisinage des côtes, qui sont aussi le lieu d’aménagements et le réceptacle d’une grande partie des rejets, ce qui en fait la zone la plus soumise aux pressions de l’activité humaine.
  • La partie continentale du bassin méditerranéen abrite une concentration exceptionnelle en espèces, notamment chez les végétaux supérieurs, les oiseaux, les reptiles et les invertébrés. Sur cette surface égale à 2% de la superficie du globe, on recense 20% des plantes à fleur et des fougères de la planète. En France, la zone soumise au bioclimat méditerranéen ne représente que 11% du territoire national, mais elle abrite environ les trois-quarts des végétaux supérieurs et entre 55 et 90% des vertébrés du pays. La forte richesse en espèces du bassin méditerranéen s’explique aussi par l’histoire géologique et la biogéographie mouvementées de cette région, auxquels s’ajoutent la diversité des habitats et des bioclimats, et l’ancienneté de l’impact humain. Ayant abrité de nombreux refuges pendant les glaciations Plio-Pléistocènes, c’est aussi un lieu de brassages de flores et de faunes, et de spéciation active.

L’Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie marine et continentale est issu de la fusion de trois unités de recherche spécialistes des domaines marin et continental et des relations environnement-santé (voir).
Son activité est orientée selon 6 axes de recherche allant de la paléoécolgie et de la biologie du développement et de la génétique des populations à l’étude du fonctionnement des écosystèmes, à l’ingénierie de la restauration et à la génotoxicité. Cette diversité génère énormément de données de plus hétérogènes (séquences d’ADN, inventaires floristiques et faunistiques, documents photographiques et vidéo, cartes, paramètres environnementaux, etc.). L’axe 7, transversal, se constitue pour rendre accessibles les résultats des différentes équipes de l’IMBE en termes de gestion de la biodiversité et des espaces naturels.

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Un rôle majeur des UMR est de faire connaître leur résultats et de les rendre accessibles. Il y a lieu en particulier de favoriser et d’améliorer la gestion environnementale. C’est pour cette raison qu’à côté de sa contribution à la création et à la mise en œuvre de l’OHM Littoral méditerranéen et à sa participation à l’OHM Bassin minier de Provence, à l’OHM Vallée du Rhône et au Labex OT-Med (Global change in the Mediterranean : an interdisciplinary approach) qu’une des premières actions de l’ axe 7 dédiée à cette tâche est d’organiser la collecte, l’indexation, le stockage et la gestion des données recueillies par les équipes de l’IMBE, en relation avec le réseau des bases de données de l’INEE (RBDD-INEE, Bases de Données sur la Biodiversité, Ecologie, Environnements et Sociétés) et l’UMS BBEES. Cette unité récemment créée a pour objectif de structurer et d’optimiser le travail autour des bases de données de recherche sur la Biodiversité naturelle et culturelle, actuelle et passé.
Les programmes concernés sont listés ici. Un programme dédié à l’interopérabilité des bases de données en écologie et environnement est en cours de montage : IndexMed.

Cette approche intégrée des interactions entre l’écologie, la biodiversité et les interactions hommes-milieux constitue l’écologie globale.

Vers la liste des programmes impliqués dans l’axe 7

  • Ecologie globale


    Cet article rappelle ce qu’est l’approche intégrée des sciences de la nature, des sciences humaines des problématiques écologiques et environnementales : l’écologie globale.

  • INSPIRE


    Documentation concernant la directive INSPIRE