EQ 6.2 : Biomarqueurs et Bioindicateurs Environnementaux

Responsable d’équipe : Magali RAULT (Université d’Avignon)

L’équipe BBE étudie les effets de perturbations d’origine anthropique (nanoparticules, insecticides) ou autre (crues, sécheresses) sur des écosystèmes aussi bien aquatiques (mares temporaires, lacs, rivières) que terrestres (vergers agricoles), en tenant compte de l’influence des facteurs biotiques et abiotiques. Les études sont réalisées selon une approche intégrative dans le but de corréler les effets de l’individu aux populations et d’établir des liens entre stress environnementaux et capacités d’adaptation des organismes. Les méthodes utilisées associent des mesures de terrain, des mesures en mésocosmes et en microcosmes.

Axe écosystèmes aquatiques

Les écosystèmes aquatiques étudiés font l’objet d’études tant au niveau de la qualité physico-chimiques des eaux (température, oxygène, teneurs en contaminants) qu’au niveau des organismes selon un gradient d’échelles, incluant les aspects :

  • 1) biochimiques (activité / expression des enzymes antioxydantes, des métallothionéines, quantification des dommages oxydatifs…),
  • 2) physiologiques (consommations d’oxygène, osmorégulation, ...),
  • 3) populationnels (traits d’histoire de vie)
  • 4) biocénotiques (transferts des contaminants dans les réseaux trophiques, bioamplification…).

Axe écosystèmes terrestres

Dans le domaine du terrestre, les recherches intègrent l’étude de différentes espèces non-cibles rencontrées en vergers et choisies de manière à couvrir différents niveaux d’exposition : le milieu sol (ver de terre), la surface et les parties aériennes (forficules, araignées) et la surface (escargot) et s’articulent autour des points suivants :

  • 1) mesure des impacts des pratiques phytosanitaires (insecticides entre autres) à l’échelle des individus (biomarqueurs biochimiques, physiologiques et comportementaux) mais aussi des populations (biodiversité, espèces bioindicatrices)
  • 2) développement des méthodes de lutte alternative aux insecticides en utilisant des auxiliaires généralistes (forficules, araignées) contre des ravageurs du pommier.
  • 3) évaluation des mécanismes d’acclimatation et de résistance aux insecticides

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