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Thèse de Arnaud Lec’hvien “Sols, plantes, pollinisateurs et fonctions écologiques associées dans les centrales photovoltaïques du sud de la France : Vers des recommandations pour la conservation de cette biodiversité”

29 avril 2026 @ 14h00 - 17h00

Monsieur Arnaud Lec’hvien, doctorant à l’IMBE (équipes Ecologie fonctionnelle : des systèmes socioécologiques aux molécules, et Ecologie, Ecotoxicologie & Chimie appliquées à l’Agroécologie et à la Restauration), et au CEFE (Montpellier) soutiendra publiquement ses travaux de thèse le mercredi 29 avril 2026, à 14h dans l’amphithéatre MASSINI à la faculté de Saint-Charles.

Devant le jury composé de :

  • Isabelle DAJOZ, Professeure, Université Paris cité, Rapportrice
  • Estelle FOREY, Professeure, Université de Rouen normandie,  Rapportrice
  • Catherine PICON-COCHARD, Directrice de recherche, INRAE, Examinatrice
  • Jérémy FROIDEVAUX,  Maître de conférences, Université de Franche-Comté, Examinateur
  • Raphaël GROS,  Professeur, Aix Marseille Université, Directeur de thèse
  • Bertrand SCHATZ,  Directeur de recherche, CEFE , Co-directeur de thèse
  • Armin BISCHOFF,   Professeur, Avignon Université, Co-encadrant de thèse

 

Résumé des travaux :

Les prairies et les pelouses assurent de multiples fonctions écologiques qui soutiennent des services écosystémiques indispensables à l’homme. Les interactions biotiques complexes entre les organismes du sol et la végétation, entre ces organismes du sol ainsi qu’entre les plantes et les pollinisateurs contribuent à ces fonctions et à la résilience de ces écosystèmes lorsqu’ils sont dégradés. Ces milieux figurent parmi les plus menacés de la planète en raison l’intensification des usages agricoles, du changement climatique et de l’artificialisation des sols. Les centrales photovoltaïques (CPV) au sol, bien qu’indispensables à la transition énergétique, exercent une forte pression sur les prairies du fait de leur emprise spatiale, des travaux de construction et de la présence des panneaux solaires qui modifient les conditions microclimatiques. Elles peuvent donc représenter une menace supplémentaire ou, selon le contexte d’implantation, leurs caractéristiques techniques, et les pratiques de gestion notamment de l’enherbement, une potentielle opportunité pour la conservation d’une certaine biodiversité. Les objectifs de cette thèse sont d’évaluer les incidences positives, neutres ou négatives des CPV terrestres sur les interactions sol-plantes-pollinisateurs des milieux prairiaux et certaines fonctions écologiques et de tester les effets des différentes pratiques de gestion de la végétation et de développer des méthodes de restauration écologique adaptées à ce contexte industriel où le stress généré par les panneaux sont persistants. Pour atteindre ces objectifs, plus de trente centrales réparties dans 2 régions françaises aux conditions écologiques, pédologiques et climatiques contrastées ont été étudiées. Cette sélection de CPV a permis de déployer 3 plans d’expériences complémentaires pour étudier 1) la modulation des impacts des centrales et des panneaux solaires par les variations climatiques inter- et intra-régionales, 2) les effets combinés des panneaux solaires et de la gestion de la végétation et 3) l’efficacité de plusieurs techniques de restauration écologiques et sa modulation par les panneaux solaires. Les conditions pédologiques et climatiques régionales modulent les effets des panneaux solaires, tandis que le pâturage diminue la fonction de pollinisation par rapport à la fauche. Les panneaux solaires modifient l’influence des variations bioclimatiques infrarégionales sur la biodiversité. Ils limitent aussi l’efficacité de restauration écologique, mais certaines techniques de restauration, comme les semis diversifiés et l’ajout de galets, ont montré des résultats prometteurs pour augmenter la richesse végétale et restaurer partiellement les fonctions écologiques. Ce travail offre aux développeurs et gestionnaires des arguments scientifiquement éprouvés pour une meilleure prise en compte des enjeux de conservation de la biodiversité.

 

 

 

Détails

  • Date : 29 avril 2026
  • Heure :
    14h00 - 17h00
  • Catégorie d’Évènement:

Lieu

  • Campus Saint-Charles, Amphithéatre MASSIANI
  • 3 place Victor Hugo
    Marseille, 13003
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