Vulnérabilité Ecologique et Conservation (VEC)

Animateurs d’équipe : E. Franquet, F. Torre

De nombreux écosystèmes font face à un niveau de dégradation important de leur biodiversité, et étant donné le faible ratio entre conservation et destruction touchant actuellement tous les biomes la situation n’est pas en passe de s’améliorer. Dans un contexte de changement global, les populations et les écosystèmes sont de plus en plus exposés à des contraintes (perturbations, stress) auxquelles ils s’avèrent plus ou moins vulnérables.
La vulnérabilité est fonction de l’impact potentiel (interaction entre exposition et sensibilité) et de la capacité adapta-tive du système biologique. Cette capacité adaptative intègre deux composantes en interaction : une composante biologique liée à la plasticité et au potentiel adaptatif des populations d’une part, et une composante sociétale d’autre part, intégrant des actions de conservation et de restauration qui sont soumises aux modèles de développement.
Différentes stratégies, comme la définition d’aires naturelles protégées et d’une gamme toujours plus complexe de mesures réglementaires, ont été adoptées pour limiter voir stopper l’érosion de la biodiversité. A l’heure actuelle, il apparait comme crucial d’évaluer l’efficacité de ces stratégies, en quantifiant notamment les couvertures taxono-mique, fonctionnelle et spatio-temporelle qui en découlent. Une telle approche critique, intégrant les contextes éco-logiques et sociétaux, est nécessaire à l’amélioration de ces stratégies et à la dissémination des expériences les plus bénéfiques à la Biodiversité. Cette évaluation permettra de proposer des démarches complètes et validées pour la conservation des milieux. Le développement de nouvelles approches de l’écologie de la conservation doit viser à assu-rer, outre la viabilité des populations naturelles, le maintien du fonctionnement des écosystèmes et des services qu’ils supportent.

Les recherches de l’équipe VEC (Eq.3)

Mots clés

Conservation, vulnérabilité des écosystèmes ..


Thèmes de recherche

Au-delà du triptyque classique d’évitement, de réduction des impacts et de compensation des destructions par restauration visant à ‘réparer’ les milieux et leurs fonctionnalités, il sera important de développer de nouvelles idées liées à la gestion et la préservation des espèces et des espaces naturelles en lien étroit avec une société humaine en constante mutation.
L’approche interdisciplinaire permettant une meilleure intégration et/ou compréhension des relations dynamiques « Hommes-milieux » (écologie historique, écologie du paysage, sciences sociales et économiques, voire sciences juridiques) devra être renforcée, tandis que les échanges réguliers avec les acteurs et les décideurs socio-économiques (ONG, gestionnaires d’espaces naturels, bureaux d’étude, exploitants, usagers…) et plus globalement la « société civile », déjà bien développés, devront perdurer.
Pour cela, il sera nécessaire de continuer à développer les connaissances concernant l’écologie des populations, l’écologie des communautés, l’écologie trophique, du groupe d’individus jusqu’au paysage (processus interactifs et associatifs) en s’appuyant, entre autres, sur les pôles « Expertises et transfert des connaissances » et « Biodiversité des systèmes insulaires outremer », mais aussi d’investiguer plus intensément les systèmes socio-écologiques.
Plus particulièrement, cette nouvelle équipe aura à cœur de répondre aux questions suivantes :
• Comment mieux intégrer les mesures de gestion et de conservation à l’analyse de la dynamique des populations et des communautés ?
• Comment rendre opérationnelles les études sur la structure et les fonctionnalités du paysage pour assurer le maintien ou la restauration des continuités écologiques ?
• Quelle est la vulnérabilité des écosystèmes, et en particulier de leurs fonctions à l’origine des services écosystémiques, aux changements globaux passés, présents et futurs ?
• Le réseau d’aires protégées et la réglementation quant à la protection de l’environnement sont-ils à même d’assurer la résilience des systèmes socio-écologiques ?
Ces différents questionnements seront fortement adossés à des recherches conduites sur le terrain, notamment grâce à un réseau de sites-ateliers diversifiés (mares temporaires, lacs d’altitude, rivières, garrigues, écosystèmes littoraux, forestiers, agricoles, insulaires et péri-urbains). Ces approches observationnelles et comparatives seront complétées par des travaux réalisés en conditions contrôlées, dans le cadre d’expérimentations in situ et ex situ destinées à analyser plus finement les processus écologiques impliqués, ceci afin d’assurer la transversalité des résultats obtenus.

Les membres de l’équipe VEC (Eq.3)

Personnels de recherche, d’enseignement et techniques

Laurence AFFRE (MCF HC AMU, HDR)
Céline BERTRAND (MC AMU)
Laurent CAVALLI (MC AMU)
Cécile CLARET (MC AMU)
Stéven CRIQUET (MCF, HDR)
Estelle DUMAS (IR AMU)
Anne Marie FARNET (MCF, HDR)
Stéphanie FAYOLLE (MC AMU)
Elisée FERRE (MCF HDR, HDR)
Lisa FOLI (TCN CDD AMU)
Evelyne FRANQUET (Pr AMU)
Sophie GACHET (MCF AMU)
Amandine GASC (CR IRD)
Benoît GESLIN (MCF AMU)
Hervé JOURDAN (IR IRD)*
Nicolas KALDONSKI (MC AMU)
Hélène de MERINGO (IE CNRS)
Alexandre MILLON (MCF AMU - CNRS)
Eric MEINERI (MCF AMU)
Jérôme ORGEAS (MCF AMU)
Benjamin OURSEL (IGE AMU)
Claude PERISSOL (MCF AMU)
Erick PROVOST (CR CNRS, HDR)
Frédéric RIGAULT (IE IRD)*
Arne SAATKAMP (MCF AMU)
Bruno SICARD (DR IRD)**
Thierry TATONI(PR AMU)
Franck TORRE (MCF AMU)
Eric VIDAL (DR IRD)*