Ingéniérie de la Restauration des Patrimoines Naturel et Culturel (IRPNC)

Animateurs d’équipe : C. Vieillescazes et A. Bischoff


Patrimoine naturel :

Au niveau fondamental, les recherches des écologues sur le patrimoine naturel sont axés sur l’identification des processus de coexistence dans les communautés végétales et leur entomofaune associé (orthoptères, coléoptères).

Nous cherchons notamment à identifier les règles d’assemblage qui expliquent le haut niveau de biodiversité des écosystèmes méditerranéens herbacées (terres de parcours, steppes, pelouses sèches, sansouires, mares temporaires, etc.). Nous nous intéressons plus particulièrement aux facteurs à l’origine de la très faible résilience de ces communautés soumises à des stress (sécheresse) et régimes de perturbations récurrents (pâturage, incendies) face aux changements d’usage apparus depuis le 20e siècle (intensification des pratiques agricoles).

Ces recherches en « écologie ingénieriale » prennent notamment place dans le cadre d’opérations de restauration écologique permettant de tester de manière opérationnelle de nouvelles techniques de restauration durable des écosystèmes.


Patrimoine culturel :

Un des autres thèmes identitaires de cette équipe est l’étude des matériaux du patrimoine artistique et archéologique.
Ces recherches développées depuis plusieurs années contribuent à la connaissance chimique et analytique des substances naturelles d’origine végétale par des techniques chromatographiques (CLHP détection UV-Vis/Fluorimétrie, CPG/SM et SM/SM), spectroscopiques (IRTF, fluorimétrie, spectrométrie UV-Visible, colorimétrie) et microchimiques.

Dans le cadre de ces études, nous mettons au point des méthodes d’analyse permettant l’identification des marqueurs chimiques caractéristiques des matériaux naturels utilisés dans le domaine du patrimoine (résines, colorants, corps gras, pigments). Ceci implique également la compréhension des mécanismes de dégradation thermique et photochimique des marqueurs identifiés.

De telles préoccupations concernent les secteurs de la restauration des œuvres d’art, de la conservation du patrimoine. L’approche métabolomique de substances végétales contemporaines et anciennes met en jeu des collaborations avec des botanistes et des spécialistes des substances naturelles. Afin de nous inscrire pleinement dans cette thématique et de rester toujours dans la veille scientifique, nous coopérons activement avec différents partenaires scientifiques nationaux et internationaux dans le cadre de programmes européens ou autres.

Les recherches de l’équipe IRPNC (Eq.4)

Mots clés

ingénierie de la restauration, restauration écologique


Thèmes de recherche

Pour les cinq ans à venir, l’équipe a pour principal objectif de renforcer le caractère pluridisciplinaire de ses recherches en restauration via notamment le recrutement en septembre 2016 d’un collègue en droit de l’environnement. Le caractère opérationnel (ingénierie de la restauration) des recherches menées nécessitent en effet une approche intégrée au-delà des disciplines en sciences exactes (chimie - biologie) des opérations de restauration écologiques étudiées. Celles-ci sont notamment mises en place dans le cadre de la compensation écologique appelée à se développer suite à la promulgation de la loi sur la biodiversité. L’éclairage des sciences humaines (sociologie, économie, droit) est donc plus que nécessaire.
Un deuxième niveau d’intégration sera développé via des approches simultanées des différents niveaux d’organisation du vivant permettant d’analyser la diversité des communautés et populations cibles de la restauration au travers d’approches faisant appel à l’écologie des communautés végétales, à la dynamique des populations et enfin à la diversité intraspécifique.
Un troisième niveau d’intégration sera poursuivie via l’étude des interrelations entre végétation et monde animal (insectes notamment) pour mieux identifier les rôles clés de certaines espèces ingénieurs comme les fourmis pour la restauration des communautés végétales.
Enfin seront poursuivies les approches plus axées sur la diversité fonctionnelle via l’étude de la diversité des traits végétaux, des fonctions et services écosystémiques de la diversité végétale. Au niveau des services écosystémiques, la recherche de l’équipe est aussi centrée sur le rôle de la composition floristique dans la régulation des bioagresseurs des cultures. Au sein de l’IMBE ces recherches seront notamment développées en partenariat avec les futures équipes « Paléo-environnements et macroécologie », « Origine et évolution de la biodiversité » et « Vulnérabilité écologique et conservation ». Au niveau local, les partenariats avec les collègues de l’INRA d’Avignon des unités PSH, EMMAH et ECODEV seront renforcés selon les thématiques développées. Au niveau international, les collaborations avec les partenaires brésiliens, norvégiens et belges seront poursuivies et de nouveaux projets sont envisagés avec les établissements allemands (projet ANR PRCI franco-allemand déposé).
Les chimistes ont quant à eux pour projet d’élargir leur domaine de compétence en développant l’approche de la couleur naturelle en partenariat avec la structure ARCHEOMED. La pertinence de l’utilisation de la fluorescence X portable sur différents matériaux du patrimoine culturel (couleurs laquées, encres ferrogalliques, …) sera évaluée et permettra de construire un référentiel d’utilisation. Ils travailleront aussi dans le cadre du dossier Labex ARCHIMEDE qui vient d’être accepté : « Mourir pour renaître. Représentations de la mort à travers l’évolution de la momification ». Cette étude pluridisciplinaire de la collection de momies humaines du musée des Confluences à Lyon se propose de déterminer l’évolution de la momification à travers l’étude de ces défunts, dont datation et origine géographique sont inconnues, pour la plupart d’entre eux.

Collaborations

Collaborations universitaires :

  • Réseau national CNRS d’archéométrie CAI-RN (Compétences Archéométriques Interdisciplinaires), 2011-2013 (Vieillescazes)
  • Groupe de recherche GdR CNRS, “Chimarc”, Bio-géo-physico-chimie des archéomatériaux, 2008-2011.6 (Vieillescazes)
  • Réseau d’Echanges et de Valorisation en Ecologie de la restauration -* REVER (Buisson & Dutoit)
  • Réseau d’Ecologie des Communautés végétales - ECOVEG (Dutoit & Buisson)
  • Valorisation programme « Ingénierie Ecologique », CNRS-INEE (Dutoit)

Collaborations industrielles ou institutionnelles :

  • PRIDES Industries Culturelles et Patrimoine
  • PRIDES Eco-entreprises
  • SFR TERSYS (développement des produits végétaux naturels)
  • ESAA (Ecole Supérieure d’Art d’Avignon)
  • SPSE
  • GRT Gaz
  • Gagneraud Constructions (SCLM)
  • CDC Biodiversité
  • CEN-PACA
  • Réserve naturelle nationale des coussouls de Crau
  • Chambre d’Agriculture 13
  • Maison de la Transhumance
  • Réserve naturelle nationale des marais du Vigueirat
  • Ecomed
  • Naturalia Environnement
  • ICP
  • CERPAM
  • DREAL PACA
  • CG 13
  • CG 84
  • Musée des Confluences, Lyon
  • Société NEXIPRA, division Food