Biosketch

Trois grandes phases ont marqué ma carrière universitaire :
- Une phase marocaine marquée par des recherches approfondies pour la préparation des thèses de troisième cycle et thèse d’Etat et une première expérience de l’enseignement universitaire et du développement d’enseignements
- Une phase toulousaine à l’Université Paul Sabatier en tant que maître de conférences, puis Professeur, marquée par une implication dans le management d’équipe de recherche, les responsabilités collectives universitaires et sociétales et la poursuite, le développement des recherches, notamment autour du modèle « Genévrier thurifère »
- Une phase marseillaise… en cours, avec une implication toujours importante dans des responsabilités au sein d’un laboratoire, mais aussi nationalement et internationalement et par le montage d’une station expérimentale O3HP.
La phase Marocaine

A l’issue de mon DEA (Toulouse, 1978) au cours duquel je m’étais intéressé à l’évolution des sols des hauts versants pyrénéens en liaison avec (déjà !) le changement climatique, j’ai eu l’opportunité d’obtenir un poste de VSNA de deux ans dans un lycée du Nord du Maroc en tant que professeur de biologie. Ceci m’a permis d’une part d’avoir une première expérience de l’enseignement mais également de poursuivre un travail de thèse de III° cycle, engagé dés 1979, et intitulé « Végétation et formations superficielles des montagnes du bassin occidental de la Méditerranée ».
A l’issue de cette thèse de III° cycle (1982), j’ai pu (1982-1987) rejoindre l’Université Cadi Ayyad de Marrakech en tant qu’assistant puis Maître Assistant. Cette période de ma carrière, particulièrement enrichissante, s’est concrétisée par une Thèse de Doctorat d’Etat, soutenue en 1988 à Toulouse. Dans ce travail je me suis focalisé sur le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes forestiers de montagne méditerranéenne à partir du modèle « Genévrier thurifère », modèle dont j’ai poursuivi l’étude jusqu’à aujourd’hui. Dans cette Université dynamique en plein développement, j’ai pu aussi concevoir de nombreux enseignements, monter un laboratoire d’écologie, ciblé sur les relations sol-végétation et finalement assurer la formation des jeunes collègues marocains aujourd’hui aux commandes de plusieurs laboratoires marocains.
La phase Toulousaine

Nommé Maître de Conférences en 1989, à Toulouse, j’ai tout d’abord intégré le Laboratoire de Botanique et Biogéographie dirigé par André Baudière qui avait dirigé mes recherches…et forgé mon esprit scientifique et écologique depuis la Maîtrise, marqué par une forte culture naturaliste et botaniste. Puis ma carrière s’est poursuivi, toujours à Toulouse, au LET (Laboratoire d’Ecologie terrestre), dirigé par François Blasco et enfin à LADYBIO (Laboratoire Dynamique de la Biodiversité) dirigé par Eric Chauvet.
La première partie de cette expérience toulousaine a été plutôt marquée par le développement de recherches sur les Genévriers et les sols de montagne et sur l’encadrement de thèses. La deuxième a été par contre plutôt dominée par les tâches d’administration et d’animation de la recherche avec la responsabilité (2003-2006), de la Fédération de recherche en Ecologie de Toulouse (FR 2576 CNRS, regroupant 5 unités de recherche toulousaines du domaine de l’Ecologie-Environnement-Evolution), la direction conjointe du laboratoire souterrain de Moulis tout en conservant l’animation de l’équipe Communautés forestières et agraires du laboratoire Ladybio.
En 2005, j’obtiens une Promotion comme PR1, et en 2006, un nouveau challenge s’est offert à moi avec ma mutation volontaire à l’Université de Provence à Marseille.

La phase Marseillaise

Il s’est agi dans un premier temps d’animer une équipe de recherche au sein de l’IMEP (UMR CNRS-IRD 6116) en plein restructuration et dynamique positive mais rapidement, dans sa nouvelle configuration, j’ai pris en charge l’un des trois départements de l’IMEP (Département Processus fonctionnels et valorisation de la Biodiversité) et l’une des 3 équipes la constituant avec la charge de directeur délégué de l’IMEP (directeur T. Tatoni) et membre du comité de direction de cette unité (2008-2012).
En 2008, le projet ambitieux de la conception et de l’installation d’une plateforme expérimentale, l’O3HP (Oak Observatory at OHP) dévolu à l’étude de l’impact du changement climatique sur la forêt méditerranéenne, s’offre à moi. Sa direction et son animation me mobilisent aujourd’hui depuis maintenant 10 ans.
En 2011, je prends aussi de nouvelles responsabilités avec la responsabilité du programme BIODIVMEX au sein du chantier MISTRALS, couplé à un rôle de conseiller scientifique Biodiversité méditerranéenne au sein de l’INEE/CNRS, renforçant la dimension internationale de mes activités.
Ces deux responsabilités m’on conduit à proposer et organiser, depuis 2011, de nombreux workshops internationaux particulièrement chronophages, auxquels s’est ajoutée l’organisation du IV Colloque international sur les Genévriers dans Les Alpes.
Au niveau de l’IMBE, qui prend la suite de l’IMEP et dont j’ai participé à l’élaboration, je continue depuis 2013 à œuvrer au niveau de l’équipe dirigeante et de son comité de pilotage.
Depuis 2010, j’ai pu en même temps participer activement à 18 programmes de recherche dont 5 ANR.
En parallèle, les nombreuses expertises (ANSES, HCERES, etc), jurys de thèse et d’HDR, les ouvertures vers les relations art-science, ainsi que la mise en place d’enseignements et stages de terrain innovants se sont développées de manière substantielle.
Enfin, entre 2008 et 2010, j‘ai assuré la responsabilité de la spécialité « Biodiversité et Ecologie Continentale » du Master SET (Sciences de l’Environnement terrestre ; Université Aix Marseille I et III)