Intégrer les dynamiques des territoires et du vivant pour mieux conserver la biodiversité

Avis de Soutenance HDR


Madame Cécile Albert
Chargée de Recherche CNRS

Au sein de l’Unité Mixte de Recherche IMBE (équipe PPM)
Soutiendra publiquement son HDR (Habilitation à Diriger les Recherches) le 11 Janvier 2021 à 13h00, à l’Europôle Méditerranéen de l’Arbois.


Composition du jury

  • Françoise BUREL (Directrice de Recherche CNRS, ECOBIO Rennes) : rapporteur
  • Anne CHENUIL (Directrice de Recherche CNRS, IMBE) : rapporteur
  • Jean-Louis MARTIN (Directeur de Recherche CNRS, CEFE Montpellier) : examinateur
  • Frédéric MEDAIL (Professeur des universités, Aix Marseille Université) : tuteur
  • François SARRAZIN (Professeur des universités, Université Paris Sorbonne) : rapporteur

Résumé de l’HDR

La perte et la fragmentation des habitats naturels constituent une menace majeure pour la biodiversité. Face à cette menace, la planification spatiale de la conservation et des activités humaines est un enjeu de taille. Mais planifier est souvent synonyme de figer, or les territoires et la biodiversité ne sont pas statiques. Il est donc crucial de prendre en compte les dynamiques spatiales des territoires et les dynamiques spatiales de la biodiversité dans la planification pour concilier aménagement et conservation, ce qui reste encore trop peu fait.
D’une part, il faut conserver dans un monde qui change, que ce soit sur la plan des dynamiques des territoires et des changements d’usage des sols, ou de celui de l’adaptation (des hommes et de la biodiversité) aux changements climatiques. Une approche dynamique, basée sur des scénarios d’évolution possible des territoires permet de reposer les enjeux de conservation dans le temps et dans l’espace, notamment en combinant ces scénarios avec de la modélisation et de la priorisation
spatiale.
D’autre part, il faut conserver une biodiversité qui bouge. Or les liens entre écologie du mouvement et conservation de la connectivité restent ténus. Notamment, le rôle de la matrice paysagère et de la résistance qu’elle oppose au mouvement des organismes reste mal compris. Mais aussi le passage de la compréhension du déplacement d’un individu dans un paysage à celui de flux potentiels entre zones d’habitat reste délicat ; rendant les approches de conservation basées sur la théorie des graphes des hypothèses non validées empiriquement.
Enfin, si l’articulation des dynamiques de territoires et de biodiversité pour la conservation reste une question de recherche, elle soulève aussi de nombreuses questions quant aux applications possibles. Transférer nos connaissances et les incertitudes qui y sont associées vers les gestionnaires est une priorité.


Visioconférence
Soutenance accessible en visioconférence : contacter Cécile Albert pour obtenir les codes d’accès


Lieu
Europôle Méditerranéen de l’Arbois,
Pavillon Villemin
13545 Aix-en-Provence Cedex 04 France