L’hétérogénéité paysagère en montagne méditerranéenne façonnent une mosaïque microclimatique de phénomènes d’atténuation ou d’amplification du climat régional

L’étude du microclimat montre des différences critiques entre climats régionaux et conditions locales.

Une étude menée dans le massif de la Sainte-Baume par Laureline Leclerc, Frédéric Médail, Lenka Brousset, Emmanuel Corcket, Marie Finocchiaro, Daniel Pavon, Arne Saatkamp and Eric Meineri, and publiée dans Agricultural and Forest Meteorology, révèle l’existence d’une véritable mosaïque microclimatique au sein d’un paysage méditerranéen.

Pendant 15 mois, 60 capteurs répartis sur 30 hectares dans des conditions hétérogènes de topographie et de structure de végétation ont mesuré les variations locales de température et d’humidité.

En été, les températures maximales pouvaient localement être jusqu’à 8,3 °C plus basses ou 10,8 °C plus élevées que celles attendues à partir du climat régional.

Les microclimats peuvent également être découplés du climat régional, et se réchauffer plus lentement ou plus rapidement que le macroclimat.

L’importance de la topographie comparée à celle de la végétation, comme facteurs responsables de ces variations paysagères, est explicité : la topographie est déterminante en toute saison, tandis que l’effet de la végétation, notamment le couvert arboré, domine très largement pendant la période de croissance.

Ces contrastes à très fine échelle pourraient offrir à certaines espèces des conditions locales plus favorables face au changement climatique. À l’inverse, certains secteurs peuvent amplifier les effets du réchauffement et exposer les organismes à des conditions thermiques et hydriques plus extrêmes.

Ces résultats soulignent ainsi l’importance de prendre en compte les microclimats pour mieux comprendre et anticiper les réponses des écosystèmes méditerranéens au changement climatique.